07 Sep đȘ Sâasseoir et DĂ©cider
Méditation pour le 23Úme dimanche du temps ordinaire 2025, Année C
Certaines dĂ©cisions ne devraient pas ĂȘtre prises Ă la hĂąte, sans discernement.
Dans lâĂvangile dâaujourdâhui, JĂ©sus insiste sur lâimportance de sâasseoir pour dĂ©cider des questions essentielles.
Il dit quâavant dâengager la guerre contre un roi qui a 20 000 soldats,
le roi avec 10 000 soldats doit dâabord « sâasseoir et dĂ©cider »
sâil peut remporter la victoire ou non.đ Le fait que lâennemi soit plus fort ne signifie pas nĂ©cessairement la dĂ©faite.
Mais pour vaincre, il faut une stratĂ©gie.Avant de commencer Ă construire, faites une Ă©tude de faisabilitĂ© et Ă©tablissez un plan dâaction.
đ Le discernement lucide
Sâasseoir pour dĂ©cider signifie discerner avec luciditĂ©.
Cela implique de :
- Anticiper les faiblesses et les menaces,
- Examiner ses forces et ses avantages comparatifs,
- Et définir une stratégie adaptée.
ConcrĂštement, cela veut dire :
- DĂ©couvrir qui est vraiment une personne avant dâaccepter une proposition de mariage,
- Vérifier la crédibilité de ses associés avant de développer une entreprise,
- Ătablir un budget et rester disciplinĂ© financiĂšrement,
- Avoir le nombre dâenfants que lâon peut Ă©lever convenablement
et veiller dâabord sur ceux que lâon a dĂ©jĂ .
đ Faire la paix avec son passĂ©
Sâasseoir pour dĂ©cider ne concerne pas seulement les projets futurs.
Câest aussi une attitude pour faire la paix avec son passĂ©.En lâan 55 de notre Ăšre, Paul de Tarse vivait en rĂ©sidence surveillĂ©e Ă Rome.
Il avait un assistant, OnĂ©sime, quâil considĂ©rait comme un fils.Mais OnĂ©sime avait un secret : il Ă©tait un ancien esclave fugitif.
Il avait fui son maĂźtre PhilĂ©mon, un chrĂ©tien influent de Colosses.đ Ă cette Ă©poque, les esclaves fugitifs risquaient des punitions sĂ©vĂšres, parfois la mort.
Onésime a donc décidé de faire face.
Il a demandĂ© Ă Paul dâĂ©crire une lettre Ă PhilĂ©mon en son nom.
Cette lettre, nous la lisons dans la deuxiÚme lecture.Paul demande à Philémon de recevoir Onésime non plus comme esclave,
mais comme frĂšre en Christ.Et vous ? Peut-ĂȘtre avez-vous aussi des rĂ©alitĂ©s non rĂ©solues du passĂ©,
une personne Ă pardonner, ou Ă qui vous devez demander pardon.đ Ne retardez pas ce pas.
Asseyez-vous aujourdâhui et dĂ©cidez.
âïž Mettre JĂ©sus en premier
Enfin, comment comprendre les mots de Jésus :
« Si quelquâun vient Ă moi sans haĂŻr son pĂšre, sa mĂšre, sa femme, ses enfants⊠il ne peut pas ĂȘtre mon disciple. »
Le mot « haĂŻr » signifie ici prĂ©fĂ©rer lâun Ă lâautre.
đ Suivre JĂ©sus, câest choisir notre raison dâĂȘtre.
Les membres de notre famille représentent nos attachements primordiaux.Si nous devons choisir entre ces attachements et le Christ,
câest JĂ©sus que nous devons prĂ©fĂ©rer.Oui, câest une dĂ©cision difficile.
Câest pourquoi le Seigneur nous invite Ă sâasseoir et rĂ©flĂ©chir avant de dĂ©cider.
âïž Que Dieu vous bĂ©nisse,
Mic. M EROHUBIE
GERCAÂ WORD
Fondateur de lâassociation GERCA
Textes pour le 23Úme dimanche du temps ordinaire 2025, Année C
- 1Ăšre lecture : Sagesse 9, 13-18b
- Psaume : 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc
- 2Úme lecture : Philémon 9-10, 12-17
- Ăvangile : Luc 14, 25-33
Les textes inclus ci-dessous sont utilisĂ©s lors de la liturgie de l’eucharistie et proviennent du site AELF (Association Ăpiscopale Liturgique pour les pays Francophones)
1Ăšre Lecture : Sagesse 9, 13-18
« Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? »
Lecture du livre de la Sagesse
Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ?
Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?
Les réflexions des mortels sont incertaines,
et nos pensées, instables ;
car un corps périssable appesantit notre ùme,
et cette enveloppe dâargile
alourdit notre esprit aux mille pensées.
Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre,
et nous trouvons avec effort ce qui est à notre portée ;
ce qui est dans les cieux, qui donc lâa dĂ©couvert ?
Et qui aurait connu ta volonté,
si tu nâavais pas donnĂ© la Sagesse
et envoyĂ© dâen haut ton Esprit Saint ?
Câest ainsi que les sentiers des habitants de la terre
sont devenus droits ;
câest ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaĂźt
et, par la Sagesse, ont été sauvés.
Psaume 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc
R/ DâĂąge en Ăąge, Seigneur,
tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)
Tu fais retourner lâhomme Ă la poussiĂšre ;
tu as dit : « Retournez, fils dâAdam ! »
Ă tes yeux, mille ans sont comme hier,
câest un jour qui sâen va, une heure dans la nuit.
Tu les as balayĂ©s : ce nâest quâun songe ;
dĂšs le matin, câest une herbe changeante :
elle fleurit le matin, elle change ;
le soir, elle est fanée, desséchée.
Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cĆurs pĂ©nĂštrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.
Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous lâouvrage de nos mains.
2Úme Lecture : Philémon 9b-10.12-17
« Accueille-le, non plus comme un esclave, mais comme un frÚre bien-aimé » (Phm 9b-10.12-17)
Lecture de la lettre de saint Paul apÎtre à Philémon
Bien-aimé,
moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme
et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus,
jâai quelque chose Ă te demander pour OnĂ©sime,
mon enfant Ă qui, en prison, jâai donnĂ© la vie dans le Christ.
Je te le renvoie,
lui qui est comme mon cĆur.
Je lâaurais volontiers gardĂ© auprĂšs de moi,
pour quâil me rende des services en ton nom,
Ă moi qui suis en prison Ă cause de lâĂvangile.
Mais je nâai rien voulu faire sans ton accord,
pour que tu accomplisses ce qui est bien,
non par contrainte mais volontiers.
Sâil a Ă©tĂ© Ă©loignĂ© de toi pendant quelque temps,
câest peut-ĂȘtre pour que tu le retrouves dĂ©finitivement,
non plus comme un esclave,
mais, mieux quâun esclave, comme un frĂšre bien-aimé :
il lâest vraiment pour moi,
combien plus le sera-t-il pour toi,
aussi bien humainement que dans le Seigneur.
Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi,
accueille-le comme si câĂ©tait moi.
Ăvangile : Luc 14, 25-33
« Celui qui ne renonce pas Ă tout ce qui lui appartient ne peut pas ĂȘtre mon disciple »
Alléluia. Alléluia.
Pour ton serviteur, que ton visage sâillumine :
apprends-moi tes commandements.
Alléluia. (Ps 118, 135)
Ăvangile de JĂ©sus Christ selon saint Luc
En ce temps-lĂ ,
de grandes foules faisaient route avec Jésus ;
il se retourna et leur dit :
« Si quelquâun vient Ă moi
sans me préférer à son pÚre, sa mÚre, sa femme,
ses enfants, ses frĂšres et sĆurs,
et mĂȘme Ă sa propre vie,
il ne peut pas ĂȘtre mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix
pour marcher Ă ma suite
ne peut pas ĂȘtre mon disciple.
Quel est celui dâentre vous
qui, voulant bĂątir une tour,
ne commence par sâasseoir
pour calculer la dépense
et voir sâil a de quoi aller jusquâau bout ?
Car, si jamais il pose les fondations et nâest pas capable dâachever,
tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :
âVoilĂ un homme qui a commencĂ© Ă bĂątir
et nâa pas Ă©tĂ© capable dâachever !â
Et quel est le roi
qui, partant en guerre contre un autre roi,
ne commence par sâasseoir
pour voir sâil peut, avec dix mille hommes,
affronter lâautre qui marche contre lui avec vingt mille ?
Sâil ne le peut pas,
il envoie, pendant que lâautre est encore loin,
une délégation pour demander les conditions de paix.
Ainsi donc, celui dâentre vous qui ne renonce pas
Ă tout ce qui lui appartient
ne peut pas ĂȘtre mon disciple. »

Illustration créée par lâartiste Bernadette Lopez du site www.evangile-et-peinture.org
Crédits photo :
pour lâimage Ă la une : composition avec image créée Ă lâaide de lâIA
illustration de lâEvangile : Bernadette Lopez du site www.evangile-et-peinture.org
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