09 AoĂ»t đ€ Comment est-ce possible ?
Méditation pour le 19Úme dimanche du temps ordinaire 2025, Année C
Avez-vous dĂ©jĂ vĂ©cu une expĂ©rience dĂ©vastatrice que vous nâaviez pas vue venir ?
Par exemple : un coup de poignard dans le dos de la part de la personne en qui vous aviez le plus confiance,
ou la mort soudaine dâun ĂȘtre cher, sans aucun signe avant-coureur ?
Si oui, alors vous nâĂȘtes pas seul.
La vie peut nous surprendre⊠et parfois nous choquer.
En lâan 85 de notre Ăšre, saint Luc sâest penchĂ© sur lâĂ©tat de dĂ©vastation des disciples de JĂ©sus
aprĂšs sa mort Ă lâĂąge de 33 ans.
Bien que Jésus leur ait annoncé à trois reprises sa mort imminente,
ils nâĂ©taient pas prĂȘts lorsquâelle est arrivĂ©e.
Ils étaient déchirés !
Et nous non plus, nous ne sommes jamais vraiment prĂȘts Ă perdre un ĂȘtre cher,
mĂȘme lorsque nous savons que la fin approche.
Luc nous fait revivre ce dernier voyage de Jésus,
oĂč Il a tentĂ© de prĂ©parer ses disciples Ă cette Ă©preuve.
Il le fait pour nous enseigner ce que les disciples nâont pas pu entendre tant ils Ă©taient pĂ©trifiĂ©s.
Chacun dâentre nous connaĂźtra un jour ce moment de âcomment est-ce possible ?â.
Les lectures dâaujourdâhui nous donnent trois clĂ©s pour nous y prĂ©parer.
âïž 1. Avoir la foi
La premiÚre et la deuxiÚme lecture sont centrées sur la foi.
La premiĂšre lecture nous montre que les ancĂȘtres des Juifs ont traversĂ© leurs Ă©preuves
parce quâils avaient foi en la promesse de Dieu de les dĂ©livrer de lâesclavage.
Câest ce que fait la foi en nous :
elle ne nous rend pas forcĂ©ment heureux au cĆur de lâĂ©preuve,
et elle ne nous aide pas toujours Ă en comprendre le sens,
mais elle nous donne courage et force intérieure.
La foi est la preuve des choses que lâon ne voit pas.
Elle nous permet de vivre courageusement aujourdâhui,
dans lâespĂ©rance et la joie de la dĂ©livrance Ă venir.
đïž 2. Pas besoin dâĂȘtre paranoĂŻaque
Dans lâĂvangile, JĂ©sus dit Ă ses disciples :
« Nâayez plus peur, petit troupeau, car votre PĂšre se plaĂźt Ă vous donner le Royaume. »
La peur est lâopposĂ© de la foi.
Les imprévus défavorables peuvent rendre certains paranoïaques,
mais la peur nâallĂšge pas notre fardeau :
elle épuise notre énergie mentale,
celle dont nous avons besoin pour affronter et surmonter lâĂ©preuve.
đŻïž 3. Faire face et ĂȘtre toujours prĂȘt
JĂ©sus ne voulait pas que ses disciples se cachent la tĂȘte dans le sable par peur,
ni quâils vivent dans lâillusion.
Il les exhortait Ă rester lucides :
sâattendre au meilleur, mais aussi se prĂ©parer au pire.
« Ceignez vos reins, allumez vos lampes et soyez comme des serviteurs
qui attendent le retour de leur maĂźtre⊠prĂȘts Ă ouvrir immĂ©diatement lorsquâil vient frapper. »
Le meilleur chemin pour éviter le cri de détresse
« comment est-ce possible ? » est donc :
- Ăviter la peur
- Vivre dans la foi
- Se prĂ©parer Ă lâinconnu
âïž Que Dieu vous bĂ©nisse,
Mic. M EROHUBIE
GERCAÂ WORD
Fondateur de lâassociation GERCA
Textes pour le 19Úme dimanche du temps ordinaire 2025, Année C
- 1Ăšre lecture : Sagesse 18, 6-9
- Psaume : 33:1, 12, 18-19, 20-2
- 2Úme lecture : Hébreux 11:1-2, 8-19
- Ăvangile : Luc 12, 32-48
Les textes inclus ci-dessous sont utilisĂ©s lors de la liturgie de l’eucharistie et proviennent du site AELF (Association Ăpiscopale Liturgique pour les pays Francophones)
1Ăšre Lecture : Sagesse 18, 6-9
« Que reste-t-il Ă lâhomme de toute sa peine ? »
« En mĂȘme temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais Ă la gloire »
Lecture du livre de la Sagesse
La nuit de la délivrance pascale
avait Ă©tĂ© connue dâavance par nos PĂšres ;
assurés des promesses auxquelles ils avaient cru,
ils étaient dans la joie.
Et ton peuple accueillit Ă la fois le salut des justes
et la ruine de leurs ennemis.
En mĂȘme temps que tu frappais nos adversaires,
tu nous appelais Ă la gloire.
Dans le secret de leurs maisons,
les fidĂšles descendants des justes offraient un sacrifice,
et ils consacrĂšrent dâun commun accord cette loi divine :
que les saints partageraient aussi bien le meilleur que le pire ;
et déjà ils entonnaient les chants de louange des PÚres.
Psaume 32 (33), 1.12, 18-19,20.22
R/ Heureux le peuple
dont le Seigneur est le Dieu. (Ps 32, 12a)
Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !
Hommes droits, à vous la louange !
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation quâil sâest choisie pour domaine !
Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.
Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !
2Ăšme Lecture : Hebreux 11, 1-2.8-19
« Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-mĂȘme est le bĂątisseur et lâarchitecte »
Lecture de la lettre aux Hébreux
FrĂšres,
la foi est une façon de possĂ©der ce que lâon espĂšre,
un moyen de connaĂźtre des rĂ©alitĂ©s quâon ne voit pas.
Et quand lâĂcriture rend tĂ©moignage aux anciens,
câest Ă cause de leur foi.
GrĂące Ă la foi, Abraham obĂ©it Ă lâappel de Dieu :
il partit vers un pays
quâil devait recevoir en hĂ©ritage,
et il partit sans savoir oĂč il allait.
Grùce à la foi, il vint séjourner en immigré
dans la Terre promise, comme en terre étrangÚre ;
il vivait sous la tente,
ainsi quâIsaac et Jacob,
hĂ©ritiers de la mĂȘme promesse,
car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,
la ville dont Dieu lui-mĂȘme est le bĂątisseur et lâarchitecte.
Grùce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son ùge,
fut rendue capable dâĂȘtre Ă lâorigine dâune descendance
parce quâelle pensait que Dieu est fidĂšle Ă ses promesses.
Câest pourquoi, dâun seul homme, dĂ©jĂ marquĂ© par la mort,
a pu naĂźtre une descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
une multitude innombrable.
Câest dans la foi, sans avoir connu la rĂ©alisation des promesses,
quâils sont tous morts ;
mais ils lâavaient vue et saluĂ©e de loin,
affirmant que, sur la terre,
ils étaient des étrangers et des voyageurs.
Or, parler ainsi, câest montrer clairement
quâon est Ă la recherche dâune patrie.
Sâils avaient songĂ© Ă celle quâils avaient quittĂ©e,
ils auraient eu la possibilitĂ© dây revenir.
En fait, ils aspiraient Ă une patrie meilleure,
celle des cieux.
Aussi Dieu nâa pas honte dâĂȘtre appelĂ© leur Dieu,
puisquâil leur a prĂ©parĂ© une ville.
GrĂące Ă la foi, quand il fut soumis Ă lâĂ©preuve,
Abraham offrit Isaac en sacrifice.
Et il offrait le fils unique,
alors quâil avait reçu les promesses
et entendu cette parole :
Câest par Isaac quâune descendance portera ton nom.
Il pensait en effet
que Dieu est capable mĂȘme de ressusciter les morts ;
câest pourquoi son fils lui fut rendu :
il y a là une préfiguration.
Ăvangile : Luc 12, 32-48
« Vous aussi, tenez-vous prĂȘts »
Alléluia. Alléluia.
Veillez, tenez-vous prĂȘts :
câest Ă lâheure oĂč vous nây pensez pas
que le Fils de lâhomme viendra.
Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)
Ăvangile de JĂ©sus Christ selon saint Luc
En ce temps-lĂ ,
Jésus disait à ses disciples :
« Sois sans crainte, petit troupeau :
votre PÚre a trouvé bon de vous donner le Royaume.
Vendez ce que vous possédez
et donnez-le en aumĂŽne.
Faites-vous des bourses qui ne sâusent pas,
un trésor inépuisable dans les cieux,
lĂ oĂč le voleur nâapproche pas,
oĂč la mite ne dĂ©truit pas.
Car lĂ oĂč est votre trĂ©sor,
lĂ aussi sera votre cĆur.
Restez en tenue de service,
votre ceinture autour des reins,
et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maĂźtre Ă son retour des noces,
pour lui ouvrir dĂšs quâil arrivera et frappera Ă la porte.
Heureux ces serviteurs-là que le maßtre, à son arrivée,
trouvera en train de veiller.
Amen, je vous le dis :
câest lui qui, la ceinture autour des reins,
les fera prendre place Ă table
et passera pour les servir.
Sâil revient vers minuit ou vers trois heures du matin
et quâil les trouve ainsi,
heureux sont-ils !
Vous le savez bien :
si le maĂźtre de maison
avait su Ă quelle heure le voleur viendrait,
il nâaurait pas laissĂ© percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prĂȘts :
câest Ă lâheure oĂč vous nây penserez pas
que le Fils de lâhomme viendra. »
Pierre dit alors :
« Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,
ou bien pour tous ? »
Le Seigneur répondit :
« Que dire de lâintendant fidĂšle et sensĂ©
Ă qui le maĂźtre confiera la charge de son personnel
pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
Heureux ce serviteur
que son maĂźtre, en arrivant, trouvera en train dâagir ainsi !
Vraiment, je vous le déclare :
il lâĂ©tablira sur tous ses biens.
Mais si le serviteur se dit en lui-mĂȘme :
âMon maĂźtre tarde Ă venirâ,
et sâil se met Ă frapper les serviteurs et les servantes,
Ă manger, Ă boire et Ă sâenivrer,
alors quand le maĂźtre viendra,
le jour oĂč son serviteur ne sây attend pas
et Ă lâheure quâil ne connaĂźt pas,
il lâĂ©cartera
et lui fera partager le sort des infidĂšles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maßtre,
nâa rien prĂ©parĂ© et nâa pas accompli cette volontĂ©,
recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas,
et qui a mérité des coups pour sa conduite,
celui-lĂ nâen recevra quâun petit nombre.
Ă qui lâon a beaucoup donnĂ©,
on demandera beaucoup ;
Ă qui lâon a beaucoup confiĂ©,
on réclamera davantage. »

Illustration créée par lâartiste Bernadette Lopez du site www.evangile-et-peinture.org
Crédits photo :
pour lâimage Ă la une : composition avec image créée Ă lâaide de lâIA
illustration de lâEvangile : Bernadette Lopez du site www.evangile-et-peinture.org
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