đŸ€” Comment est-ce possible ?

Commment est-ce possible ? - 19Ăšme Dimanche du temps ordinaire 2025 - Site Catho Porte Nord Strasbourg

đŸ€” Comment est-ce possible ?

Méditation pour le 19Úme dimanche du temps ordinaire 2025, Année C

Avez-vous dĂ©jĂ  vĂ©cu une expĂ©rience dĂ©vastatrice que vous n’aviez pas vue venir ?
Par exemple : un coup de poignard dans le dos de la part de la personne en qui vous aviez le plus confiance,
ou la mort soudaine d’un ĂȘtre cher, sans aucun signe avant-coureur ?

Si oui, alors vous n’ĂȘtes pas seul.
La vie peut nous surprendre
 et parfois nous choquer.

En l’an 85 de notre Ăšre, saint Luc s’est penchĂ© sur l’état de dĂ©vastation des disciples de JĂ©sus
aprùs sa mort à l’ñge de 33 ans.

Bien que Jésus leur ait annoncé à trois reprises sa mort imminente,
ils n’étaient pas prĂȘts lorsqu’elle est arrivĂ©e.
Ils étaient déchirés !

Et nous non plus, nous ne sommes jamais vraiment prĂȘts Ă  perdre un ĂȘtre cher,
mĂȘme lorsque nous savons que la fin approche.


Luc nous fait revivre ce dernier voyage de Jésus,
oĂč Il a tentĂ© de prĂ©parer ses disciples Ă  cette Ă©preuve.
Il le fait pour nous enseigner ce que les disciples n’ont pas pu entendre tant ils Ă©taient pĂ©trifiĂ©s.

Chacun d’entre nous connaütra un jour ce moment de “comment est-ce possible ?”.

Les lectures d’aujourd’hui nous donnent trois clĂ©s pour nous y prĂ©parer.


✝ 1. Avoir la foi

La premiÚre et la deuxiÚme lecture sont centrées sur la foi.

La premiĂšre lecture nous montre que les ancĂȘtres des Juifs ont traversĂ© leurs Ă©preuves
parce qu’ils avaient foi en la promesse de Dieu de les dĂ©livrer de l’esclavage.

C’est ce que fait la foi en nous :
elle ne nous rend pas forcĂ©ment heureux au cƓur de l’épreuve,
et elle ne nous aide pas toujours Ă  en comprendre le sens,
mais elle nous donne courage et force intérieure.

La foi est la preuve des choses que l’on ne voit pas.
Elle nous permet de vivre courageusement aujourd’hui,
dans l’espĂ©rance et la joie de la dĂ©livrance Ă  venir.


đŸ•Šïž 2. Pas besoin d’ĂȘtre paranoĂŻaque

Dans l’Évangile, JĂ©sus dit Ă  ses disciples :

« N’ayez plus peur, petit troupeau, car votre PĂšre se plaĂźt Ă  vous donner le Royaume. »

La peur est l’opposĂ© de la foi.
Les imprévus défavorables peuvent rendre certains paranoïaques,
mais la peur n’allùge pas notre fardeau :
elle épuise notre énergie mentale,
celle dont nous avons besoin pour affronter et surmonter l’épreuve.


đŸ•Żïž 3. Faire face et ĂȘtre toujours prĂȘt

JĂ©sus ne voulait pas que ses disciples se cachent la tĂȘte dans le sable par peur,
ni qu’ils vivent dans l’illusion.

Il les exhortait Ă  rester lucides :
s’attendre au meilleur, mais aussi se prĂ©parer au pire.

« Ceignez vos reins, allumez vos lampes et soyez comme des serviteurs
qui attendent le retour de leur maĂźtre
 prĂȘts Ă  ouvrir immĂ©diatement lorsqu’il vient frapper. »

Le meilleur chemin pour éviter le cri de détresse
« comment est-ce possible ? » est donc :

  • Éviter la peur
  • Vivre dans la foi
  • Se prĂ©parer Ă  l’inconnu

✝ Que Dieu vous bĂ©nisse,

Mic. M EROHUBIE
GERCA WORD
Fondateur de l’association GERCA

Textes pour le 19Úme dimanche du temps ordinaire 2025, Année C

  • 1Ăšre lecture : Sagesse 18, 6-9
  • Psaume : 33:1, 12, 18-19, 20-2
  • 2Ăšme lecture : HĂ©breux 11:1-2, 8-19
  • Évangile : Luc 12, 32-48

Les textes inclus ci-dessous sont utilisĂ©s lors de la liturgie de l’eucharistie et proviennent du site AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)

1Ăšre Lecture : Sagesse 18, 6-9

« Que reste-t-il Ă  l’homme de toute sa peine ? »
« En mĂȘme temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais Ă  la gloire »

Lecture du livre de la Sagesse

La nuit de la délivrance pascale
avait Ă©tĂ© connue d’avance par nos PĂšres ;
assurés des promesses auxquelles ils avaient cru,
ils étaient dans la joie.
Et ton peuple accueillit Ă  la fois le salut des justes
et la ruine de leurs ennemis.
En mĂȘme temps que tu frappais nos adversaires,
tu nous appelais Ă  la gloire.
Dans le secret de leurs maisons,
les fidĂšles descendants des justes offraient un sacrifice,
et ils consacrùrent d’un commun accord cette loi divine :
que les saints partageraient aussi bien le meilleur que le pire ;
et déjà ils entonnaient les chants de louange des PÚres.

Psaume 32 (33), 1.12, 18-19,20.22

R/ Heureux le peuple
dont le Seigneur est le Dieu.
 (Ps 32, 12a)

Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !
Hommes droits, à vous la louange !
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !

2Ăšme Lecture : Hebreux 11, 1-2.8-19

« Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-mĂȘme est le bĂątisseur et l’architecte »

Lecture de la lettre aux Hébreux

FrĂšres,
la foi est une façon de possĂ©der ce que l’on espĂšre,
un moyen de connaĂźtre des rĂ©alitĂ©s qu’on ne voit pas.
Et quand l’Écriture rend tĂ©moignage aux anciens,
c’est à cause de leur foi.

GrĂące Ă  la foi, Abraham obĂ©it Ă  l’appel de Dieu :
il partit vers un pays
qu’il devait recevoir en hĂ©ritage,
et il partit sans savoir oĂč il allait.
Grùce à la foi, il vint séjourner en immigré
dans la Terre promise, comme en terre étrangÚre ;
il vivait sous la tente,
ainsi qu’Isaac et Jacob,
hĂ©ritiers de la mĂȘme promesse,
car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations,
la ville dont Dieu lui-mĂȘme est le bĂątisseur et l’architecte.

Grùce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son ùge,
fut rendue capable d’ĂȘtre Ă  l’origine d’une descendance
parce qu’elle pensait que Dieu est fidùle à ses promesses.
C’est pourquoi, d’un seul homme, dĂ©jĂ  marquĂ© par la mort,
a pu naĂźtre une descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
une multitude innombrable.

C’est dans la foi, sans avoir connu la rĂ©alisation des promesses,
qu’ils sont tous morts ;
mais ils l’avaient vue et saluĂ©e de loin,
affirmant que, sur la terre,
ils étaient des étrangers et des voyageurs.
Or, parler ainsi, c’est montrer clairement
qu’on est à la recherche d’une patrie.
S’ils avaient songĂ© Ă  celle qu’ils avaient quittĂ©e,
ils auraient eu la possibilitĂ© d’y revenir.
En fait, ils aspiraient Ă  une patrie meilleure,
celle des cieux.
Aussi Dieu n’a pas honte d’ĂȘtre appelĂ© leur Dieu,
puisqu’il leur a prĂ©parĂ© une ville.

GrĂące Ă  la foi, quand il fut soumis Ă  l’épreuve,
Abraham offrit Isaac en sacrifice.
Et il offrait le fils unique,
alors qu’il avait reçu les promesses
et entendu cette parole :
C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.
Il pensait en effet
que Dieu est capable mĂȘme de ressusciter les morts ;
c’est pourquoi son fils lui fut rendu :
il y a là une préfiguration.

Évangile : Luc 12, 32-48

« Vous aussi, tenez-vous prĂȘts »

Alléluia. Alléluia.
Veillez, tenez-vous prĂȘts :
c’est Ă  l’heure oĂč vous n’y pensez pas
que le Fils de l’homme viendra.
Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)

Évangile de JĂ©sus Christ selon saint Luc

En ce temps-lĂ ,
Jésus disait à ses disciples :
« Sois sans crainte, petit troupeau :
votre PÚre a trouvé bon de vous donner le Royaume.
Vendez ce que vous possédez
et donnez-le en aumĂŽne.
Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas,
un trésor inépuisable dans les cieux,
lĂ  oĂč le voleur n’approche pas,
oĂč la mite ne dĂ©truit pas.
Car lĂ  oĂč est votre trĂ©sor,
là aussi sera votre cƓur.
Restez en tenue de service,
votre ceinture autour des reins,
et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maĂźtre Ă  son retour des noces,
pour lui ouvrir dùs qu’il arrivera et frappera à la porte.
Heureux ces serviteurs-là que le maßtre, à son arrivée,
trouvera en train de veiller.
Amen, je vous le dis :
c’est lui qui, la ceinture autour des reins,
les fera prendre place Ă  table
et passera pour les servir.
S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin
et qu’il les trouve ainsi,
heureux sont-ils !
Vous le savez bien :
si le maĂźtre de maison
avait su Ă  quelle heure le voleur viendrait,
il n’aurait pas laissĂ© percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prĂȘts :
c’est Ă  l’heure oĂč vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra. »
Pierre dit alors :
« Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,
ou bien pour tous ? »
Le Seigneur répondit :
« Que dire de l’intendant fidĂšle et sensĂ©
Ă  qui le maĂźtre confiera la charge de son personnel
pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
Heureux ce serviteur
que son maütre, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Vraiment, je vous le déclare :
il l’établira sur tous ses biens.
Mais si le serviteur se dit en lui-mĂȘme :
‘Mon maütre tarde à venir’,
et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes,
à manger, à boire et à s’enivrer,
alors quand le maĂźtre viendra,
le jour oĂč son serviteur ne s’y attend pas
et à l’heure qu’il ne connaüt pas,
il l’écartera
et lui fera partager le sort des infidĂšles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maßtre,
n’a rien prĂ©parĂ© et n’a pas accompli cette volontĂ©,
recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas,
et qui a mérité des coups pour sa conduite,
celui-là n’en recevra qu’un petit nombre.
À qui l’on a beaucoup donnĂ©,
on demandera beaucoup ;
Ă  qui l’on a beaucoup confiĂ©,
on réclamera davantage. »

Création de Bernadette Lopez - 19Úme Dimanche du temps ordinaire 2025 - Site Catho Porte Nord Strasbourg

Illustration créée par l’artiste Bernadette Lopez du site www.evangile-et-peinture.org

Crédits photo :
pour l’image Ă  la une : composition avec image créée Ă  l’aide de l’IA
illustration de l’Evangile : Bernadette Lopez du site www.evangile-et-peinture.org

Tu n’es pas seul-e dans cette Ă©preuve !

Pas de commentaires

Commenter